L'heure où que l'on soit...

samedi 11 juillet 2009

Hamburger et Elvis au pays des purikuras

Hier nous sommes retournees nous balader dans le centre ville vers midi, histoire de manger en ville, certainement lassees par le fait de manger de la soupe aux nouilles a chaque repas. (D'ailleurs maintenant on ne les prend plus deshydratees mais au rayon produits frais ca n'a plus rien a voir...)
Manger dans un restaurant ici ne coute vraiment pas cher, pour moins de dix euros vous pouvez trouver un repas plutot copieux, mais bon manger a l'appartement avec la solution nouille c'est encore le moyen d'economiser de l'argent pour revenir avec des souvenirs..!
On ne mange au final presque pas de riz, etrangement ca semble couter tres cher, la seule chose dans laquelle on en consomme ce sont les onigiris, des sortes de boulettes de riz avec quelque chose a l'interieur, crevette, poulet ou encore un met inconnu que l'on n'a pas su ni dechiffrer sur l'emballage, ni reconnaitre au gout.
On commence a avoir, mine de rien, certains manques. Les desserts deja. Ici il n'y en a jamais, et nous avons fait une croix sur les yaourts en voyant le prix (et la taille). Du coup par association manque de dessert, il y a eu un manque de chocolat, non pas que ca n'existe pas ici, mais les gateaux qui en sont pourvus coutent encore une fois tres chers et sont tres petits...
Il y a quelques jours nous nous sommes fait un petit plaisir en achetant un camembert et une baguette et nous avons devore la chose comme s'il avait ete question de notre dernier repas !
Voila pourquoi plutot que choisir un restaurant japonais nous nous sommes fait un fast food pour devorer un hamburger ! La les autres manques se sont fait sentir car croyez moi jamais vous n'avez fait autant attention a son contenu pour etre bien sur de savourer le plaisir de croquer dans une minuscule feuille de salade et une rondelle de tomate !
Apres ca nous sommes retournees vers un grand magasin qui s'appelle Hep5, actuellement ici ce sont les soldes et si vous faites comme moi partie de ces irreductibles qui detestent faire les magasins, NE VENEZ JAMAIS ICI PENDANT LES SOLDES. Vraiment, c'est une question d'oreille en fait. Si vous etes sourde de base, ca devrait bien se passer...
Ici faire les magasins c'est comme se retrouver en permanence a cote d'un vendeur de fruits et legumes un jour de marche. C'est a la vendeuse qui criera le plus fort a propos des promotions dans son magasin, un panneau dans les mains. Mais c'est loin d'etre le cris d'un mastodonte de 100 kilos, eleve au biberon a la biere, rugissement partant du ventre, non, plus ca part dans les aigus plus elles ont l'impression de faire du bon travail !
Maintenant dites vous que Euralille c'est un centre commercial de tafiole a cote de ce qu'on voit ici et que traverser un centre commercial ici pour atteindre la partie game center du dernier etage, c'est comme se taper un fort boyard sur 8 etages...
Au huitieme etage nous y sommes d'ailleurs retournees pour y faire un purikura (perikura?), l'espece de photomaton japonais dont je vous ai deja parle. Ce truc rend veritablement accro, il a fallu beaucoup de force a Gaelle pour m'eloigner des grandes cabines avec leur photos de princesses et me convaincre qu'on en ferait d'autres une prochaine fois !
Puis apres tout ca, retour vers un magasin qui s'appelle Yodobashi Camera, et qui vend de tout j'ai envie de dire, sauf peut etre de la nourriture et encore, je n'en suis meme pas sure... Ce magasin a surtout la particularite d'avoir un gingle qui vous reste dans la tete des jours durant...
Le but de la manoeuvre etait d'acheter un souvenir bien special, ce sont des sortes de petites poupees japonaises peintes a la main, c'est mignon comme tout et c'est l'une des rares choses sur lesquelles on s'accorde avec Gaelle quand il est question de mettre un objet decoratif dans la maison.
Moi j'en ai profite pour acheter l'appareil que j'attendais d'acheter depuis Noel dernier, une version nouvelle du polaroid disons.
Apres tous ces achats qui ont passablement bien entames le budget du voyage (enfin pour moi), retour a la maison ou nous avons teste pour la premiere fois les lave linge de l'immeuble, non pas que nous ne lavions pas nos fringues, mais jusqu'ici nous avions choisit l'option "a la main". Ce qui etait visiblement une erreur strategique, parce que meme si c'est 200yens qui s'envolent dans le tambour et que ici ils ne lavent qu'a l'eau froide, c'est quand meme vachement moins crevant !
Le soir nous sommes alles au papillon pour leur soiree du vendredi soir. Ce bar est terrible et ses proprietaires sont tout simplement adorables... Et puis quel bonheur de voir des japonais chanter des chansons d'evis avec la banane du dit artiste sur la tete !
(si la chose vous interesse un peu voila le site internet du bar : http://www.rockabilly-papillon.com/ vous pourrez nous voir dans les photos, sachant que celles de la soiree d'hier n'y sont pas encore)
Nous contentes d'avoir passe une excellente soiree, nous partons en plus avec l'invitation de Kimiko, la patronne, qui, pour le festival du 25 juillet, nous propose de nous preter un yukata (kimono) a elle et de nous aider a l'enfiler (ca ne peut pas se faire toute seule) pour qu'on se rendent ensuite au festival ensemble. Bref une proposition tellement adorable, surtout que nous avions fait une croix sur cette experience en voyant les prix de ce vetement traditionnel (dans les 300 euros en moyenne).
Nous avons aussi fait la promesse de chanter "aux champs elysee" la semaine prochaine...!
Une ou deux heures du matin passees, sans metro pour rentrer, nous jouons les warriors avec Romain et decidons de rentrer a pied plutot que de casser notre tirelire pour un taxi tres honnereux. Temps du trajet 2h, sans compter l'heure perdue a tourner en rond pour contourner la gare impossible a traversee ! Au final nous ne sommes pas du tout rentres, nous nous sommes poses dans un parc qui surplombait la ville, assis sur le futon que Romain avait emporte, nous avons attendu le lever du soleil et le premier metro, tout en profitant de la vue incroyable que nuos avions.
Le genre de moment legerement hors du temps...
(legerement parce que les deux autres ont reussi a pioncer au moins un peu moins d'une heure tandis que je commencais a serieusement me les peler (de fatigue car il faisait particulierement bon) et maudissais sur la fin le temps qui ne voulait pas avancer assez vite...)
Du coup aujourd'hui, histoire de revenir dans notre budget et nous reposer, nous n'avons strictement rien fait a part aller remplir le frigo !

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